
LE PADES
La Fondation d’entreprise France Terre accompagne financièrement le PADES – Programme Autoproduction et Développement Social – association reconnue d’utilité publique (www.padesautoproduction.org) afin de mener à bien une opération d’autoréhabilitation thermique et énergétique d’une quarantaine de logements occupés par des familles en difficultés sociales et économiques.
Aujourd’hui en France, 1 150 000 personnes vivent dans des logements dépourvus de confort de base.
Les chantiers d’autoréhabilitation mis en œuvre par le PADES permettent donc à ces populations de se réapproprier leur logement en participant, avec des animateurs techniques, à des travaux d’amélioration tels que par exemple la création de sanitaires, la mise en conformité du système électrique…
La maîtrise de l’énergie est un problème très préoccupant et qui concerne un grand nombre de ménages impécunieux, qui en ville comme à la campagne, occupent des logements dépourvus de chauffage parce que pas ou mal isolés et très mal équipés. Des études récentes ont mis en évidence le nombre inquiétant de ménages qui préfèrent sous chauffer ou utiliser des équipements dangereux (poêles à pétrole lampant par ex) plutôt que d’avoir des consommations excessives et coûteuses.
Le chantier d’autoréhabilitation est alors l’occasion d’installer des équipements économes et d’initier ces ménages aux « ecogestes » et la maîtrise de l’énergie. Un minimum de confort thermique est une des conditions d’une bonne appropriation du logement (il est difficile de se sentir chez soi dans un logement trop humide et froid).
Au-delà de permettre à des familles en situation précaire de retrouver un logement « confortable », les chantiers d’autoréhabilitation accompagnée sont aussi des moyens de traiter les problèmes d’hygiène, de santé, de maîtrise de l’énergie, de lien social …
La Résidence des 2 Chênes - Rennes
La Résidence des 2 Chênes à Rennes est un lieu d’hébergement temporaire qui permet à la fois une évaluation sociale de la situation des ménages et un sas d’attente avant un éventuel accès à un logement définitif. Le public accueilli doit s’inscrire dans un processus d’insertion ou au moins manifester une volonté affirmée de mettre en place un projet d’insertion. Le jardin actuel de la résidence est un « non-lieu » peu investi par le public de la résidence. Cet espace extérieur privatif s’apparente plus à un parking qu’à un jardin. L’idée est de créer un espace relationnel convivial et interactif.
De part son aspect convivial il peut devenir :
un espace d’échanges entre les résidents et le jardin, entre les résidents eux-mêmes, entre les résidents et le personnel.
un espace participatif et un lieu d’expression, chaque résident pouvant prendre part à sa création.
un espace interactif, le jardin devient un nouveau média d’accompagnement. Il peut permettre d’aborder avec les résidents d’autres aspects de l’accompagnement vers une façon « d’habiter » (tenue du logement, entretien, repas, économies, santé, rapports aux voisins …). D’une autre manière il devient un espace de culture dans les 2 sens du terme.
un espace de jeu pour les enfants des familles accueillies.
Ce jardin sera conçu pour qu’il fonctionne avec un minimum d’entretien et qu’il puisse évoluer au gré des publics accueillis.
Benoît Sicat, artiste plasticien qui a l’expérience de ce genre de démarche sera chargé de la réalisation de ce projet.
La fondation d’entreprise France Terre accompagne ce projet à hauteur de 5.000 €.